Inde (A.P.Hawzah) – La Cour suprême de l’Inde a rendu jeudi une décision qualifiée d’anti-islamique. Elle a statué qu’une personne qui quitte le système social hindou en changeant de religion ne peut plus prétendre aux mesures de discrimination positive sur la base de son statut antérieur à sa conversion, alors même que les hindous peuvent bénéficier de ces dispositifs.
Les juges P. K. Mishra et Shri Chandrashekhar ont estimé que la politique indienne tend à maintenir les musulmans dans une situation défavorable par rapport aux hindous. En conséquence, une personne qui se convertit à l’islam ne peut plus bénéficier de ces avantages supplémentaires.
Dans une décision dénoncée comme injuste et contraire aux principes religieux, la Cour a déclaré qu’en vertu de l’article 3 de la Constitution (relatif aux dispositions régissant les aides publiques destinées aux catégories répertoriées), une personne professant une religion autre que l’hindouisme, le bouddhisme ou le sikhisme ne peut être reconnue comme appartenant aux catégories concernées et, par conséquent, ne peut prétendre aux aides qui leur sont réservées.
Auparavant, le gouvernement indien n’appliquait pas cette disposition de manière systématique et ne retirait pas aux hindous convertis à l’islam les avantages dont ils bénéficiaient. Toutefois, la Cour a désormais affirmé avec fermeté que cette loi et cette politique devaient être appliquées en Inde.




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